{"id":1229,"date":"2020-01-13T18:00:14","date_gmt":"2020-01-13T17:00:14","guid":{"rendered":"https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/?p=1229"},"modified":"2020-01-13T18:00:14","modified_gmt":"2020-01-13T17:00:14","slug":"jeune-juliette","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/2020\/01\/13\/jeune-juliette\/","title":{"rendered":"Jeune Juliette"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-1231\" src=\"https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2020\/01\/jeune-juliette2.jpg\" alt=\"\" width=\"1000\" height=\"563\" srcset=\"https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2020\/01\/jeune-juliette2.jpg 1000w, https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2020\/01\/jeune-juliette2-300x169.jpg 300w, https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2020\/01\/jeune-juliette2-1024x576.jpg 1024w, https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2020\/01\/jeune-juliette2-150x84.jpg 150w, https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2020\/01\/jeune-juliette2-768x432.jpg 768w, https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2020\/01\/jeune-juliette2-1536x864.jpg 1536w\" sizes=\"auto, (max-width: 1000px) 100vw, 1000px\" \/><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-1076\" src=\"https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2019\/12\/Rating-3-e1578868461161.png\" alt=\"\" width=\"95\" height=\"30\" \/><\/p>\n<p><em>Cette critique a d\u2019abord \u00e9t\u00e9 publi\u00e9e dans le journal Le Collectif. Pour consulter la critique originale, <a href=\"http:\/\/www.lecollectif.ca\/jeune-juliette-le-recit-dapprentissage-de-lete\/\">cliquez ici<\/a>.<\/em><\/p>\n<p><strong>La r\u00e9alisatrice Anne \u00c9mond (<em>Nelly<\/em>, <em>Les \u00eatres chers<\/em>, <em>Nuit #1<\/em>) nous arrive cette ann\u00e9e avec ce qui est probablement son film le plus accessible \u00e0 ce jour. <em>Jeune Juliette<\/em> est un r\u00e9cit d\u2019apprentissage, un genre qui est tr\u00e8s exploit\u00e9 dans le cin\u00e9ma qu\u00e9b\u00e9cois des derni\u00e8res ann\u00e9es (<em>Une colonie<\/em>, <em>La disparition des lucioles<\/em>, <em>Charlotte a du fun<\/em>, ou encore <em>Avant qu\u2019on explose<\/em> et la trilogie <em>1981-1987-1991<\/em> pour leur pendant masculin). Comptant sur une jeune distribution prometteuse, le film parvient-il \u00e0 se distinguer suffisamment des autres productions pour m\u00e9riter sa place \u00e0 leurs c\u00f4t\u00e9s?<\/strong><\/p>\n<p><strong>Un r\u00e9cit partiellement autobiographique<\/strong><\/p>\n<p>C\u2019est le dernier mois d\u2019\u00e9cole avant les vacances, alors que Juliette (Alexane Jamieson) termine son secondaire 2. \u00c0 la maison, son fr\u00e8re Pierre-Luc (Christophe Levac) doit quitter sous peu le nid familial pour poursuivre ses \u00e9tudes universitaires. Le compte \u00e0 rebours est donc lanc\u00e9 avant le d\u00e9but d\u2019un \u00e9t\u00e9 qui s\u2019annonce plut\u00f4t tranquille pour Juliette, dont le p\u00e8re (Robin Aubert, toujours aussi excellent), occup\u00e9 au travail, en sera pratiquement absent. Juliette compte passer son \u00e9t\u00e9 avec sa meilleure amie et compatriote marginale, L\u00e9ane (la charmante L\u00e9anne D\u00e9silets).<\/p>\n<p>Marginales, certes, alors que ces deux amies ne semblent pas trouver leur place au sein d\u2019une \u00e9cole secondaire de banlieue typique. Juliette, enrob\u00e9e ou grosse (selon les mots de la r\u00e9alisatrice) a pris du poids sans s\u2019en rendre compte depuis que sa m\u00e8re est partie \u00e0 New York pour devenir avocate d\u2019un grand cabinet. L\u00e9ane, lesbienne, n\u2019a toujours pas fait son <em>coming out<\/em> \u00e0 Juliette, son <em>kick<\/em>. Toutes deux, beaucoup plus matures que leur \u00e2ge, se passionnent des romans de Dosto\u00efevski ou de la musique plus nich\u00e9e, comme en t\u00e9moigne leur \u00e9mission de radio pour le moins impopulaire aupr\u00e8s des \u00e9l\u00e8ves de l\u2019\u00e9cole.<\/p>\n<p>Ce mois s\u2019av\u00e8rera haut en rebondissements, partag\u00e9 entre amourettes passag\u00e8res, examens finaux, nouvelles rencontres (avec Arnaud, un jeune autiste qui commence bient\u00f4t le secondaire, notamment) et conflits. On ne connait malheureusement pas le ratio autobiographie\/fiction, mais les situations pr\u00e9sent\u00e9es sont dans l\u2019ensemble assez cr\u00e9dibles et devraient raisonner chez plusieurs d\u2019entre nous.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-1234\" src=\"https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2020\/01\/jeune-juliette5.png\" alt=\"\" width=\"1000\" height=\"563\" srcset=\"https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2020\/01\/jeune-juliette5.png 1000w, https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2020\/01\/jeune-juliette5-300x169.png 300w, https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2020\/01\/jeune-juliette5-1024x576.png 1024w, https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2020\/01\/jeune-juliette5-150x84.png 150w, https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2020\/01\/jeune-juliette5-768x432.png 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 1000px) 100vw, 1000px\" \/><\/p>\n<p><strong>Une jeune distribution \u00e0 surveiller<\/strong><\/p>\n<p><em>Jeune Juliette <\/em>peut compter sur une jeune g\u00e9n\u00e9ration d\u2019acteurs et d\u2019actrices hors pair. Tous s\u2019entendront pour dire que Jamieson joue \u00e0 perfection le r\u00f4le de Juliette, qui semble \u00e9crit pour elle. \u00c9mond affirme en effet que Jamieson ressemble beaucoup au personnage de Juliette dans la vraie vie, ce qui ajoute \u00e9videment du r\u00e9alisme au personnage. Mais il ne faut pas sous-estimer la performance des acteurs et actrices de soutien, notamment L\u00e9anne D\u00e9silets, qui s\u2019av\u00e8re la partenaire de jeu id\u00e9ale de Juliette. Elle est charmante \u00e0 souhait et parvient \u00e0 nous faire ressentir toute la tristesse de son amour impossible envers Juliette. Le jeune Gabriel Beaudet interpr\u00e8te quant \u00e0 lui Arnaud, un \u00e9l\u00e8ve autiste avec une sensibilit\u00e9 d\u00e9concertante. On le reverra assur\u00e9ment dans d\u2019autres productions qu\u00e9b\u00e9coises \u00e0 venir. Christophe Levac joue \u00e0 perfection le r\u00f4le de grand fr\u00e8re de Juliette. Enfin, Antoine Desrochers, qui interpr\u00e8te Liam, incarne \u00e0 perfection le je-m\u2019en-foutisme caract\u00e9ristique de plusieurs \u00e9tudiants rebelles de la fin du secondaire. Cette belle brochette, qui a eu l\u2019occasion d\u2019obtenir des r\u00f4les de premiers plans dans <em>Jeune Juliette<\/em>, assurera la rel\u00e8ve du cin\u00e9ma qu\u00e9b\u00e9cois.<\/p>\n<p>Le film met \u00e9galement en vedette des interpr\u00e8tes exp\u00e9riment\u00e9s. Du nombre, on retrouve Robin Aubert qui joue le p\u00e8re attachant de Juliette, dans un r\u00f4le assez similaire \u00e0 celui qu\u2019il incarnait dans <em>Une colonie<\/em>. On retrouve \u00e9galement St\u00e9phane Cr\u00e8te, mieux connu pour le r\u00f4le de Brad dans la s\u00e9rie et les films <em>Dans une galaxie pr\u00e8s de chez vous<\/em>, qui interpr\u00e8te ici le professeur de fran\u00e7ais de Juliette et L\u00e9ane, dans une performance in\u00e9gale mais somme toute ad\u00e9quate. N\u00e9anmoins, on prend plaisir \u00e0 le revoir au grand \u00e9cran. Sandra Dumaresq joue quant \u00e0 elle la m\u00e8re d\u2019Arnaud, et a droit \u00e0 quelques moments forts, sans toutefois b\u00e9n\u00e9ficier d\u2019un r\u00f4le assez nuanc\u00e9. Qu\u2019importe, la distribution sans faille rehausse ind\u00e9niablement la qualit\u00e9 du film.<\/p>\n<p><strong>De bons et de moins bons moments<\/strong><\/p>\n<p><em>Jeune Juliette <\/em>est loin d\u2019\u00eatre un mauvais film. Toutefois, il n\u2019est pas autant charmant que l\u2019on s\u2019y attendrait. Plusieurs dialogues, \u00e0 notre avis, manquent de mordant. Ce type de film repose habituellement sur ceux-ci, et plusieurs d\u2019entre eux sont faibles, voire insignifiants. De plus, si, comme pr\u00e9c\u00e9demment mentionn\u00e9, les sc\u00e8nes nous semblent cr\u00e9dibles dans l\u2019ensemble, d\u2019autres sont tir\u00e9es par les cheveux. Du nombre, on peut mentionner la sc\u00e8ne finale, dont nous tairons les d\u00e9tails. Juliette, dans cette sc\u00e8ne, n\u2019agit tout simplement pas selon les traits de son personnage. Peut-\u00eatre agit-elle de fa\u00e7on provocative, ce qui rejoint globalement l\u2019essence du film, mais on peine \u00e0 trouver la sc\u00e8ne vraisemblable. Il en va de m\u00eame pour certains autres moments du film, dont une conversation qui tourne au vinaigre entre Juliette et sa m\u00e8re.<\/p>\n<p>Toutefois, \u00c9mond y va de certains choix de r\u00e9alisation qui sont int\u00e9ressants, mais qui ne plairont peut-\u00eatre pas \u00e0 toutes et \u00e0 tous. Ils sont beaucoup plus discrets que ceux de ses pr\u00e9c\u00e9dents films, et cadrent bien dans l\u2019ambiance g\u00e9n\u00e9rale. De m\u00eame, le film peut se vanter d\u2019avoir une bande sonore tr\u00e8s styl\u00e9e. Alors qu\u2019au d\u00e9part Hubert Lenoir devait l\u2019assembler, c\u2019est finalement Vincent Roberge, membre principal de Les Louanges, qui signe la trame sonore (ce sont tous deux des musiciens tr\u00e8s appr\u00e9ci\u00e9s de la r\u00e9alisatrice). Tr\u00e8s diversifi\u00e9e, elle comprend des pi\u00e8ces des Dead Obies, Alabama Shakes, Ram Jam, Blondie et Chocolat, entre autres. Le tout s\u2019amalgame parfaitement pour cr\u00e9er une ambiance fort sympathique.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-1233\" src=\"https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2020\/01\/jeune-juliette4.jpg\" alt=\"\" width=\"1000\" height=\"563\" srcset=\"https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2020\/01\/jeune-juliette4.jpg 1000w, https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2020\/01\/jeune-juliette4-300x169.jpg 300w, https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2020\/01\/jeune-juliette4-1024x576.jpg 1024w, https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2020\/01\/jeune-juliette4-150x84.jpg 150w, https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2020\/01\/jeune-juliette4-768x432.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 1000px) 100vw, 1000px\" \/><\/p>\n<p><strong>Perspectives encourageantes<\/strong><\/p>\n<p><em>Jeune Juliette<\/em> ne marquera peut-\u00eatre pas autant les esprits que les autres films du m\u00eame genre mentionn\u00e9s en introduction. Il s\u2019av\u00e8re toutefois plus accessible qu\u2019<em>Une colonie <\/em>ou encore <em>La disparition des lucioles<\/em> et, en ce sens, devrait rejoindre un plus grand public. On prend tout de m\u00eame plaisir \u00e0 d\u00e9couvrir de bons films originaux qu\u00e9b\u00e9cois, surtout lorsque le march\u00e9 est inond\u00e9 de suites et d\u2019adaptations provenant des \u00c9tats-Unis. De m\u00eame, il est rafra\u00eechissant de voir de jeunes r\u00e9alisatrices percer le march\u00e9 du cin\u00e9ma, qui manque cruellement de repr\u00e9sentativit\u00e9.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Jeune Juliette ne marquera peut-\u00eatre pas autant les esprits que les autres films du m\u00eame genre, mais s\u2019av\u00e8re toutefois plus accessible qu\u2019Une colonie ou encore La disparition des lucioles et, en ce sens, devrait rejoindre un plus grand public.<\/p>\n","protected":false},"author":17,"featured_media":1232,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"spay_email":"","footnotes":""},"categories":[262,93,3,100],"tags":[],"class_list":["post-1229","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-262","category-comedie","category-critique","category-drame"],"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2020\/01\/jeune-juliette3.jpg","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1229","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-json\/wp\/v2\/users\/17"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1229"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1229\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1235,"href":"https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1229\/revisions\/1235"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1232"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1229"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1229"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1229"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}