{"id":1245,"date":"2020-01-13T19:33:43","date_gmt":"2020-01-13T18:33:43","guid":{"rendered":"https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/?p=1245"},"modified":"2020-01-13T19:33:43","modified_gmt":"2020-01-13T18:33:43","slug":"judy","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/2020\/01\/13\/judy\/","title":{"rendered":"Judy"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-1247\" src=\"https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2020\/01\/judy-3.jpg\" alt=\"\" width=\"1000\" height=\"563\" srcset=\"https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2020\/01\/judy-3.jpg 1000w, https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2020\/01\/judy-3-300x169.jpg 300w, https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2020\/01\/judy-3-1024x577.jpg 1024w, https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2020\/01\/judy-3-150x84.jpg 150w, https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2020\/01\/judy-3-768x432.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 1000px) 100vw, 1000px\" \/><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-1076\" src=\"https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2019\/12\/Rating-3-e1578868461161.png\" alt=\"\" width=\"95\" height=\"30\" \/><\/p>\n<p><em>Cette critique a d\u2019abord \u00e9t\u00e9 publi\u00e9e dans le journal Le Collectif. Pour consulter la critique originale, <a href=\"http:\/\/www.lecollectif.ca\/judy-zellweger-brille-dans-un-biopic-generique-mais-efficace\/\">cliquez ici<\/a>.<\/em><\/p>\n<p><strong>Ren\u00e9e Zellweger a \u00e9t\u00e9 passablement discr\u00e8te ces derni\u00e8res ann\u00e9es. Si l\u2019on exclue <em>Bridget Jones\u2019s Baby<\/em> (le troisi\u00e8me opus in\u00e9vitable du personnage \u00e9ponyme), il faut remonter jusqu\u2019\u00e0 la fin des ann\u00e9es 2000 pour observer son dernier r\u00f4le d\u2019envergure. Avec <em>Judy<\/em>, Zellweger fait son retour en interpr\u00e9tant la chanteuse et actrice Judy Garland. Et quel retour elle fait! Alors qu\u2019on la croyait disparue, voil\u00e0 qu\u2019elle pourrait bien se m\u00e9riter un second oscar en carri\u00e8re. <\/strong><\/p>\n<p><strong>Une histoire trop famili\u00e8re<\/strong><\/p>\n<p>C\u2019est sous la direction de Rupert Goold (<em>True Story<\/em>) que l\u2019on retrace la derni\u00e8re ann\u00e9e dans la vie de Judy Garland, starlette hollywoodienne bien connue pour son r\u00f4le de Dorothy dans <em>The Wizard of Oz<\/em>. Aux prises avec plusieurs probl\u00e8mes financiers, familiaux et alcooliques, Garland se fait proposer une s\u00e9rie de concerts \u00e0 Londres. Cette proposition r\u00e8glerait assur\u00e9ment ses probl\u00e8mes financiers, ce qui lui permettrait probablement de se rapprocher de ses enfants, qui vivent pour l\u2019instant avec leur p\u00e8re. Son amour de ses enfants l\u2019emporte et elle s\u2019embarque pour cette tourn\u00e9e fatidique.<\/p>\n<p>D\u00e9j\u00e0-vu, me direz-vous? Tout \u00e0 fait. Si on ne peut pas r\u00e9\u00e9crire la vie d\u2019un personnage historique, on peut se questionner sur les raisons qui ont pouss\u00e9 le studio \u00e0 produire un \u00e9ni\u00e8me <em>biopic<\/em> avec une pr\u00e9misse similaire (mentionnons <em>Film Stars Don\u2019t Die in Liverpool<\/em> sorti l\u2019an dernier sur la vie de Gloria Grahame). La r\u00e9ponse r\u00e9side probablement dans les retours en arri\u00e8re (eh oui!) d\u2019une jeune Garland sur les plateaux de <em>Love Finds Andy Hardy <\/em>et du <em>Wizard of Oz<\/em>, distribu\u00e9s par MGM et son co-fondateur, Louis B. Mayer. R\u00e9put\u00e9 pour d\u00e9velopper des enfants acteurs, sa r\u00e9putation prend un nouveau sens \u00e0 la lumi\u00e8re de la r\u00e9cente affaire Weinstein qui a secou\u00e9 Hollywood ces derni\u00e8res ann\u00e9es. Le film montre habilement, peut-\u00eatre trop subtilement, comment Mayer contr\u00f4lait tous les aspects de la vie de Garland, en lui promettant la gloire et la c\u00e9l\u00e9brit\u00e9 (Garland \u00e9crivit dans son autobiographie que Mayer avait abus\u00e9 d\u2019elle). <em>Judy <\/em>montre quelques sc\u00e8nes charg\u00e9es d\u2019une ambiance \u00e9trange entre les deux personnages, mais laisse planer un doute sur ces accusations. On comprend tout de m\u00eame que la gen\u00e8se de la d\u00e9ch\u00e9ance de Garland provient de cet abus de pouvoir, qui se perp\u00e9tuera pendant neuf films.<\/p>\n<p>Ce sont cependant les seuls retours en arri\u00e8re du film, qui se concentre surtout sur les concerts londoniens de 1968 (un an avant la mort pr\u00e9matur\u00e9e de Garland). On suit les hauts et les bas de la chanteuse, dont les sc\u00e8nes s\u2019av\u00e8rent tristement trop famili\u00e8res. C\u2019est en effet l\u2019exemple typique de la star hollywoodienne qui connait le succ\u00e8s, mais qui finit consum\u00e9e par les abus (de pouvoir, de drogue et d\u2019alcool). Si au niveau du film on peut trouver cela redondant, force est d\u2019admettre que l\u2019industrie du cin\u00e9ma est depuis longtemps gangr\u00e9n\u00e9, et on ne peut pas reprocher \u00e0 quiconque de montrer l\u2019envers de la m\u00e9daille de la c\u00e9l\u00e9brit\u00e9. Esp\u00e9rons que ce film et plusieurs autres seront vus dans quelques ann\u00e9es comme ayant contribu\u00e9 \u00e0 faire changer les choses (mais avouons qu\u2019apr\u00e8s quatre moutures diff\u00e9rentes de <em>A Star Is Born<\/em>, on peut se permettre d\u2019en douter).<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-1249\" src=\"https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2020\/01\/Judy.jpg\" alt=\"\" width=\"1000\" height=\"563\" srcset=\"https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2020\/01\/Judy.jpg 1000w, https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2020\/01\/Judy-300x169.jpg 300w, https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2020\/01\/Judy-1024x576.jpg 1024w, https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2020\/01\/Judy-150x84.jpg 150w, https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2020\/01\/Judy-768x432.jpg 768w, https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2020\/01\/Judy-1536x864.jpg 1536w\" sizes=\"auto, (max-width: 1000px) 100vw, 1000px\" \/><\/p>\n<p><strong>Zellweger incarne parfaitement Judy Garland<\/strong><\/p>\n<p>Le film existe et fonctionne uniquement en raison de l\u2019incroyable performance de Ren\u00e9e Zellweger. Elle transmet avec brio toute la d\u00e9tresse et la fatigue de Garland, tout en ayant les traits caract\u00e9ristiques d\u2019une diva. Ses expressions faciales sont parfaites, au point o\u00f9 on a parfois peine \u00e0 reconna\u00eetre Zellweger. Ayant d\u00e9j\u00e0 prouv\u00e9 ses talents musicaux dans <em>Chicago<\/em> (qui lui avait valu une nomination aux Oscars), sa performance dans <em>Judy <\/em>montre toute l\u2019\u00e9tendue de son talent. Ses reprises des chansons de Garland sont parfaites, mais tristement trop sobres. On aurait aim\u00e9 plus d\u2019\u00e9clat dans les num\u00e9ros musicaux, bien que \u00e7\u2019aurait \u00e9t\u00e9 \u00e0 l\u2019encontre du personnage et du contexte. On ne peut pas trop en vouloir au r\u00e9alisateur, mais cela rend les num\u00e9ros musicaux un peu ternes. On note \u00e9galement quelques probl\u00e8mes de montage sonore, nous rappelant par moment qu\u2019on assiste \u00e0 un <em>lip-synch<\/em> plut\u00f4t qu\u2019\u00e0 une v\u00e9ritable performance.<\/p>\n<p>La distribution secondaire est tr\u00e8s accessoire dans <em>Judy<\/em>. Si l\u2019on retrouve quelques acteurs connus comme Rufus Sewell (<em>The Illusionist<\/em>, <em>The Marvelous Mrs. Maisel<\/em>) et Michael Gambon (le second interpr\u00e8te d\u2019Albus Dumbledore), force est d\u2019admettre que l\u2019accent est surtout mis sur Zellweger. Notons toutefois la performance de la jeune Garland, interpr\u00e9t\u00e9e par l\u2019inconnue Darci Shaw, dont la ressemblance d\u2019avec son personnage est frappante.<\/p>\n<p><strong>Un film efficace, mais qui nous laisse indiff\u00e9rent<\/strong><\/p>\n<p>Malgr\u00e9 tout le brio de Zellweger, elle ne peut pas tout faire seule. Plut\u00f4t que de retracer la carri\u00e8re de Garland en entier, on a pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 mettre l\u2019accent sur la gen\u00e8se de ses probl\u00e8mes, et sur les derniers mois de sa vie. Le pari est \u00e0 demi tenu, puisqu\u2019on regrette l\u2019absence d\u2019\u00e9volution du personnage. On passe aussi en vitesse sur plusieurs autres moments marquants de sa vie, notamment ses tentatives de suicide en 1947 et 1950 (bri\u00e8vement \u00e9voqu\u00e9es), son passage dans un sanatorium ou encore sa relation tumultueuse avec sa premi\u00e8re fille, Liza Minnelli. Il nous semble que plusieurs de ces \u00e9l\u00e9ments auraient gagn\u00e9 \u00e0 \u00eatre plus pr\u00e9sents.<\/p>\n<p>Au final, on ressort un peu indiff\u00e9rent du visionnement de <em>Judy<\/em>. Constamment dramatique, le film manque un peu trop d\u2019originalit\u00e9 pour marquer les esprits. Les retours en arri\u00e8re sont bien ex\u00e9cut\u00e9s et rendent le tout un peu plus dynamique, mais m\u00eame la sc\u00e8ne finale (que vous pourriez deviner sans m\u00eame voir le film) manque de mordant, et est trop risible, ce qui contraste avec le reste du r\u00e9cit. Les vrais fans de Judy Garland y trouveront probablement leur compte, tout comme ceux et celles qui raffolent des performances \u00ab\u00a0oscarisables\u00a0\u00bb. Pour les autres, (re)visionnez <em>A Star Is Born<\/em> ou autre film du genre.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Cette critique a d\u2019abord \u00e9t\u00e9 publi\u00e9e dans le journal Le Collectif. Pour consulter la critique originale, cliquez ici. 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