{"id":1288,"date":"2020-01-13T20:17:53","date_gmt":"2020-01-13T19:17:53","guid":{"rendered":"https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/?p=1288"},"modified":"2020-01-13T20:18:34","modified_gmt":"2020-01-13T19:18:34","slug":"the-lion-king-2019","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/2020\/01\/13\/the-lion-king-2019\/","title":{"rendered":"The Lion King (2019)"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-1291\" src=\"https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2020\/01\/The-Lion-King3.jpg\" alt=\"\" width=\"1000\" height=\"563\" srcset=\"https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2020\/01\/The-Lion-King3.jpg 1000w, https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2020\/01\/The-Lion-King3-300x169.jpg 300w, https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2020\/01\/The-Lion-King3-1024x576.jpg 1024w, https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2020\/01\/The-Lion-King3-150x84.jpg 150w, https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2020\/01\/The-Lion-King3-768x432.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 1000px) 100vw, 1000px\" \/><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-1074\" src=\"https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2019\/12\/Rating-4-e1578868479280.png\" alt=\"\" width=\"128\" height=\"30\" \/><\/p>\n<p><em>Cette critique a d\u2019abord \u00e9t\u00e9 publi\u00e9e dans le journal Le Collectif. Pour consulter la critique originale, <a href=\"http:\/\/www.lecollectif.ca\/le-roi-lion-ou-comment-repousser-les-limites-de-lanimation\/\">cliquez ici<\/a>.<\/em><\/p>\n<p><strong>Disney conna\u00eet une ann\u00e9e de r\u00eave en fait de superproductions. Alternant entre un film Marvel et un Pixar, le studio est dans un long processus de <em>remakes <\/em>de ses films \u00e0 succ\u00e8s. La plus attendue de ces reprises est bien \u00e9videmment <em>Le Roi Lion<\/em>, dont l\u2019original est sans contredit l\u2019un des meilleurs films d\u2019animation de tous les temps. C\u2019est au v\u00e9t\u00e9ran r\u00e9alisateur Jon Favreau (<em>Iron Man<\/em>, <em>Le Livre de la Jungle<\/em>) que revient la lourde t\u00e2che de recr\u00e9er la magie qui nous a fait craquer pour Simba, Timon et Pumbaa. Pari tenu? Plongeons au c\u0153ur de la savane pour le d\u00e9couvrir!<\/strong><\/p>\n<p><strong>Une reprise fortement inspir\u00e9e de l\u2019original<\/strong><\/p>\n<p>Rappelons bri\u00e8vement les grandes lignes du sc\u00e9nario, pour les quelques rares qui en seraient \u00e0 leur premier visionnement. <em>Le<\/em> <em>Roi Lion<\/em> est largement inspir\u00e9 de <em>Hamlet <\/em>de William Shakespeare et du manga <em>Le Roi L\u00e9o <\/em>d\u2019Osamu Tezuka. On y suit les aventures de Simba, h\u00e9ritier du titre de \u00ab\u00a0Roi de la jungle\u00a0\u00bb, qui, apr\u00e8s s\u2019\u00eatre fait manipuler par son oncle Scar, est pouss\u00e9 \u00e0 l\u2019exil et doit se r\u00e9fugier loin du royaume autrefois dirig\u00e9 par son p\u00e8re Mufasa.<\/p>\n<p>Pour ceux et celles qui s\u2019attendaient \u00e0 voir une version librement inspir\u00e9e du <em>Roi Lion<\/em> original, vous serez d\u00e9\u00e7us. On assiste ici \u00e0 un film qui reprend pratiquement plan par plan l\u2019original. Pour les plus grands fans, vous remarquerez tout de m\u00eame que, si les plans pr\u00e9sentent les m\u00eames \u00e9l\u00e9ments (prenons en exemple la sc\u00e8ne o\u00f9 Simba marche dans les traces de son p\u00e8re), ils sont souvent film\u00e9s d\u2019un angle diff\u00e9rent. Favreau pr\u00e9sente donc en quelque sorte un hommage plut\u00f4t qu\u2019un r\u00e9el \u00ab\u00a0copier-coller\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>On est tout de m\u00eame bien loin des adaptations \u00e0 la <em>Alice au Pays des Merveilles <\/em>ou <em>Dumbo<\/em>, qui tous deux ont modifi\u00e9 consid\u00e9rablement le sc\u00e9nario du film original (le dernier ajoutant m\u00eame 60 minutes de nouveau contenu). <em>Le Roi Lion<\/em>, quoi que 30 minutes plus long que l\u2019original, ne fait que rallonger certaines sc\u00e8nes d\u00e9j\u00e0 pr\u00e9sentes dans le premier film, et on prend la peine d\u2019ajouter une nouvelle chanson \u00e0 la trame sonore d\u00e9j\u00e0 bien garnie.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-1290\" src=\"https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2020\/01\/The-Lion-King2.jpg\" alt=\"\" width=\"1000\" height=\"563\" srcset=\"https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2020\/01\/The-Lion-King2.jpg 1000w, https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2020\/01\/The-Lion-King2-300x169.jpg 300w, https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2020\/01\/The-Lion-King2-1024x576.jpg 1024w, https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2020\/01\/The-Lion-King2-150x84.jpg 150w, https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2020\/01\/The-Lion-King2-768x432.jpg 768w, https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2020\/01\/The-Lion-King2-1536x864.jpg 1536w\" sizes=\"auto, (max-width: 1000px) 100vw, 1000px\" \/><\/p>\n<p><strong><em>Live action <\/em><\/strong><strong>ou film d\u2019animation? Peu importe!<\/strong><\/p>\n<p>Tel que mentionn\u00e9 pr\u00e9c\u00e9demment, Disney est pr\u00e9sentement dans une vague de reprises en <em>live action <\/em>(prise de vue r\u00e9elle) de ses franchises \u00e0 succ\u00e8s. Alors que la plupart des <em>remakes<\/em> allient animation et prises de vue r\u00e9elles (citons en exemple <em>Le Livre de la Jungle <\/em>ou <em>Aladdin<\/em>), la ligne est bien mince dans <em>Le Roi Lion <\/em>entre ce qui est r\u00e9el et ce qui ne l\u2019est pas. L\u2019\u00e9quipe technique est \u00e0 saluer, puisque le rendu est d\u2019un r\u00e9alisme exceptionnel. On a l\u2019impression de visionner un \u00e9pisode de <em>Our Planet<\/em>, ou tout autre documentaire animalier. L\u2019\u00e9tiquette de <em>live action<\/em> que Disney semble tant encline \u00e0 apposer au film nuira possiblement \u00e0 une future nomination \u00e0 l\u2019Oscar du meilleur film d\u2019animation.<\/p>\n<p>Il y a toutefois deux b\u00e9mols importants \u00e0 souligner concernant l\u2019animation du film. Lorsqu\u2019on d\u00e9cide d\u2019emprunter la voie du r\u00e9alisme visuel, on sacrifie du m\u00eame coup la libert\u00e9, la fantaisie, que permet l\u2019animation 2D du film original. Ne vous attendez ainsi pas \u00e0 voir Simba sautiller sur les t\u00eates des girafes durant l\u2019interpr\u00e9tation de <em>I Just Can\u2019t Wait to Be King<\/em>. On ne peut que regretter cette perte de cr\u00e9ativit\u00e9.<\/p>\n<p>Une autre lacune importante de l\u2019animation est le peu d\u2019expression faciale des animaux. On ne discerne les \u00e9motions des personnages que dans le ton de leur voix, puisque leurs visages donnent l\u2019impression d\u2019\u00eatre fig\u00e9s dans le roc. On a sembl\u00e9 oublier du c\u00f4t\u00e9 de Disney l\u2019importance des sourcils dans le rendu d\u2019une \u00e9motion. L\u2019\u00e9quipe se rattrape toutefois dans l\u2019animation des dialogues, qui sont si bien faits qu\u2019on trouve presque normal de voir des animaux parler. S\u2019il ne fait aucun doute que <em>Le Roi Lion<\/em> va remporter l\u2019oscar des meilleurs effets sp\u00e9ciaux, on esp\u00e8re que les suites tr\u00e8s attendues d\u2019<em>Avatar<\/em>, dont les droits ont \u00e9t\u00e9 nouvellement acquis par Disney, b\u00e9n\u00e9ficieront de l\u2019expertise de cette \u00e9quipe technique hors pair.<\/p>\n<p><strong>Une attention particuli\u00e8re \u00e0 la distribution<\/strong><\/p>\n<p>Reconnue pour la diversit\u00e9 de ses distributions, Disney n\u2019a pas rat\u00e9 l\u2019occasion de s\u00e9lectionner des acteurs et actrices pour la plupart issus de la communaut\u00e9 afro-am\u00e9ricaine. Ainsi, Donald Glover, Beyonc\u00e9, Chiwetel Ejiofor (britannique, et non am\u00e9ricain), Eric Andr\u00e9 et Keegan-Michael Key donnent la r\u00e9plique \u00e0 James Earl Jones (le seul acteur \u00e0 reprendre son r\u00f4le du film original). John Oliver, Billy Eichner et Seth Rogen compl\u00e8tent cette distribution toute \u00e9toile.<\/p>\n<p>Ce sont d\u2019ailleurs les deux derniers, interpr\u00e9tant respectivement Timon et Pumbaa, qui volent la vedette dans <em>Le<\/em> <em>Roi Lion<\/em>. Leur chimie est ind\u00e9niable, et un effort suppl\u00e9mentaire semble avoir \u00e9t\u00e9 apport\u00e9 \u00e0 leurs dialogues, les rendant encore plus dr\u00f4les que dans le film original. On a l\u2019impression qu\u2019ils commentent le film en temps r\u00e9el, brisant \u00e0 quelques reprises le 4<sup>e<\/sup> mur. Ils am\u00e8nent l\u2019\u00e9l\u00e9ment comique du film et en d\u00e9tendent du m\u00eame coup l\u2019atmosph\u00e8re qui peut \u00eatre assez lourde par moments.<\/p>\n<p>Le personnage de Simba est \u00e0 notre avis le point faible du film. JD McCrary, pr\u00eatant sa voix \u00e0 la jeune version du personnage, met beaucoup d\u2019\u00e9motion dans ses dialogues, mais les expressions faciales ne sont tout simplement pas \u00e0 la hauteur des sentiments exprim\u00e9s. Il en va de m\u00eame pour la version adulte de Simba, interpr\u00e9t\u00e9e par Donald Glover. Si, dans l\u2019ensemble, il fait justice au personnage, le tout se g\u00e2te lorsque vient le moment de chanter. La voix nous semble trop aigue, et fait contraste avec le ton grave de Glover lors des dialogues. Ce n\u2019est pas d\u00e9sastreux, mais on sent que leurs voix ne collent\u00a0pas \u00e0 l\u2019animation.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-1289\" src=\"https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2020\/01\/The-Lion-King.jpg\" alt=\"\" width=\"1000\" height=\"563\" srcset=\"https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2020\/01\/The-Lion-King.jpg 1000w, https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2020\/01\/The-Lion-King-300x169.jpg 300w, https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2020\/01\/The-Lion-King-1024x576.jpg 1024w, https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2020\/01\/The-Lion-King-150x84.jpg 150w, https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2020\/01\/The-Lion-King-768x432.jpg 768w, https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2020\/01\/The-Lion-King-1536x864.jpg 1536w\" sizes=\"auto, (max-width: 1000px) 100vw, 1000px\" \/><\/p>\n<p><strong>Aussi bon que l\u2019original?<\/strong><\/p>\n<p>Question existentielle, \u00e0 laquelle il nous est difficile de r\u00e9pondre. Nous avons tous un rapport diff\u00e9rent d\u2019avec le film de 1994. Plusieurs ont grandi en visionnant le film et en fredonnant les airs de <em>Can You Feel The Love Tonight<\/em> (qui, dans ce <em>remake<\/em>, est interpr\u00e9t\u00e9e le jour, ce qui est assez ironique). D\u2019autres ont peut-\u00eatre r\u00e9cemment d\u00e9couvert <em>Le Roi Lion<\/em> apr\u00e8s avoir v\u00e9cu des ann\u00e9es dans l\u2019ombre. Si ces derniers, ainsi que tous les amateurs d\u2019effets visuels, vont appr\u00e9cier la nouvelle version du film \u00e0 succ\u00e8s, les habitu\u00e9s auront toutefois de la difficult\u00e9 \u00e0 revivre la magie de l\u2019opus original. Les tout-petits y trouveront bien \u00e9videmment leur compte.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Cette critique a d\u2019abord \u00e9t\u00e9 publi\u00e9e dans le journal Le Collectif. Pour consulter la critique originale, cliquez ici. 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