{"id":1298,"date":"2020-01-13T20:29:08","date_gmt":"2020-01-13T19:29:08","guid":{"rendered":"https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/?p=1298"},"modified":"2020-01-13T20:29:08","modified_gmt":"2020-01-13T19:29:08","slug":"yesterday","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/2020\/01\/13\/yesterday\/","title":{"rendered":"Yesterday"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-1299\" src=\"https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2020\/01\/yesterday-2.jpg\" alt=\"\" width=\"1000\" height=\"563\" srcset=\"https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2020\/01\/yesterday-2.jpg 1000w, https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2020\/01\/yesterday-2-300x169.jpg 300w, https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2020\/01\/yesterday-2-1024x576.jpg 1024w, https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2020\/01\/yesterday-2-150x84.jpg 150w, https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2020\/01\/yesterday-2-768x432.jpg 768w, https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2020\/01\/yesterday-2-1536x864.jpg 1536w\" sizes=\"auto, (max-width: 1000px) 100vw, 1000px\" \/><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-1076\" src=\"https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2019\/12\/Rating-3-e1578868461161.png\" alt=\"\" width=\"95\" height=\"30\" \/><\/p>\n<p><em>Cette critique a d\u2019abord \u00e9t\u00e9 publi\u00e9e dans le journal Le Collectif. Pour consulter la critique originale, <a href=\"http:\/\/www.lecollectif.ca\/yesterday-et-si-les-beatles-navaient-jamais-existe\/\">cliquez ici<\/a>.<\/em><\/p>\n<p><strong>Danny Boyle (<em>Trainspotting<\/em>, <em>Slumdog Millionaire<\/em>, <em>Steve Jobs<\/em>) nous revient cette ann\u00e9e avec la com\u00e9die dramatique \u00e0 saveur musicale <em>Yesterday<\/em>, inspir\u00e9e de la musique des <em>Beatles<\/em>. Si ce n\u2019est pas le genre de film auquel Boyle nous a habitu\u00e9s au fil de sa carri\u00e8re, quoi de mieux que l\u2019univers des <em>Beatles <\/em>pour nous faire aller au cin\u00e9ma en ce d\u00e9but d\u2019\u00e9t\u00e9.<\/strong><\/p>\n<p><strong>Une int\u00e9ressante pr\u00e9misse<\/strong><\/p>\n<p>Jack Malick (le tr\u00e8s talentueux Himesh Patel) est un musicien qui conna\u00eet peu de succ\u00e8s. Son agente (Lily James) lui d\u00e9niche des spectacles, mais dont l\u2019auditoire, tr\u00e8s peu nombreux, est majoritairement constitu\u00e9 de leur groupe d\u2019amis. La vie de Malick bascule lorsqu\u2019une immense panne de courant \u00e0 l\u2019\u00e9chelle mondiale entra\u00eene une collision entre celui-ci, \u00e0 v\u00e9lo, et un autobus. S\u2019en tirant miraculeusement indemne, il constate dans les jours qui suivent qu\u2019il est le seul \u00e0 conna\u00eetre les <em>Beatles<\/em> et leurs chansons. Profitant de l\u2019opportunit\u00e9 qui lui est offerte, il tente de se souvenir du plus de chansons possible pour se les approprier et ainsi finalement esp\u00e9rer acc\u00e9der \u00e0 la gloire, Il est d\u00e9couvert par Ed Sheeran, puis par son agente Debra Hammer (interpr\u00e9t\u00e9e par Kate McKinnon), qui tous deux le propulseront vers son but.<\/p>\n<p>Cette intrigue soul\u00e8ve des questionnements int\u00e9ressants. \u00c0 quoi ressemblerait un monde sans la musique des <em>Beatles<\/em>? Comment serait per\u00e7ue leur musique dans le contexte actuel? Comment une seule personne, et non un groupe, pourrait faire face \u00e0 la pression et \u00e0 la popularit\u00e9 qu\u2019entra\u00eene la sortie de chansons qui deviennent succ\u00e8s apr\u00e8s succ\u00e8s? <em>Yesterday<\/em> tente de r\u00e9pondre \u00e0 ces interrogations, mais n\u2019y parvient que partiellement.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-1302\" src=\"https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2020\/01\/yesterday4.jpg\" alt=\"\" width=\"1000\" height=\"667\" srcset=\"https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2020\/01\/yesterday4.jpg 1000w, https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2020\/01\/yesterday4-300x200.jpg 300w, https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2020\/01\/yesterday4-1024x683.jpg 1024w, https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2020\/01\/yesterday4-150x100.jpg 150w, https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2020\/01\/yesterday4-768x512.jpg 768w, https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2020\/01\/yesterday4-1536x1024.jpg 1536w\" sizes=\"auto, (max-width: 1000px) 100vw, 1000px\" \/><\/p>\n<p><strong>Un sc\u00e9nario mal ficel\u00e9<\/strong><\/p>\n<p>Le sc\u00e9nario souffre de nombreuses incoh\u00e9rences qui fait perdre de la cr\u00e9dibilit\u00e9 \u00e0 l\u2019univers cr\u00e9\u00e9 par Boyle et Richard Curtis, le sc\u00e9nariste. D\u2019autant plus que l\u2019univers est primordial \u00e0 la r\u00e9ussite de <em>Yesterday<\/em>. D\u2019entr\u00e9e de jeu, le personnage de Jack Malick manque de profondeur. Il n\u2019est jamais mentionn\u00e9 que Malick aime les <em>Beatles <\/em>et qu\u2019il en connaisse les chansons. Il est \u00e9vident qu\u2019en tant que musicien il ait jou\u00e9 plusieurs de leurs chansons \u00e0 un moment ou \u00e0 un autre. Et il faut, \u00e0 notre avis, qu\u2019il ait \u00e9t\u00e9 un grand amateur du groupe pour pouvoir se souvenir par c\u0153ur des paroles et partitions. Si tout le monde conna\u00eet les paroles de <em>Hey Jude<\/em>, <em>All You Need Is Love<\/em> ou <em>Let it Be<\/em>, d\u2019autres chansons plus obscures apparaissant dans le film (<em>The Long and Winding Road<\/em>, par exemple) semblent plus difficiles \u00e0 recr\u00e9er de m\u00e9moire.<\/p>\n<p>Si on peut pardonner ces \u00e9carts au sc\u00e9nariste, d\u2019autres \u00e9l\u00e9ments sont moins excusables. En fait, il semble que les <em>Beatles <\/em>ne soient pas les seuls \u00e0 avoir disparus de la m\u00e9moire collective. D\u2019autres \u00e9l\u00e9ments de la culture populaire, dont le <em>Coca-Cola<\/em>, la cigarette (!), le groupe <em>Oasis<\/em> et m\u00eame une s\u00e9rie de livre populaire dont nous tairons le nom, semblent avoir \u00e9t\u00e9 effac\u00e9s eux aussi. On ne questionne pas beaucoup dans le film ces autres \u00e9l\u00e9ments disparus (nous sommes ici pour les <em>Beatles<\/em> de toute fa\u00e7on), mais il aurait \u00e9t\u00e9 int\u00e9ressant que Malick ait cherch\u00e9 \u00e0 comprendre les raisons de ces disparitions, ou du moins le lien qui les unit.<\/p>\n<p>Heureusement pour l\u2019histoire du Rock\u2019n\u2019Roll, les <em>Rolling Stones<\/em> sont toujours pr\u00e9sents, m\u00eame si on passe sous silence le fait que John Lennon et Paul McCartney aient d\u00e9j\u00e0 \u00e9crit des chansons pour le groupe. Si ce d\u00e9tail peut passer inaper\u00e7u pour le simple spectateur, il peut n\u00e9anmoins irriter les grands fans des <em>Beatles<\/em> (qui seront plusieurs \u00e0 aller voir le film, soyons honn\u00eates). On tait du m\u00eame coup toute l\u2019influence que le groupe a eue sur d\u2019autres artistes \u2013 c\u2019est un fait connu que l\u2019album <em>Pet Sounds <\/em>des <em>Beach Boys<\/em> \u00e9tait une tentative de faire mieux que l\u2019album <em>Rubber Soul<\/em> des <em>Beatles<\/em>, sorti l\u2019ann\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dente.<\/p>\n<p>Un dernier aspect probl\u00e9matique est le ton donn\u00e9 au film. S\u2019il se veut une com\u00e9die dramatique, aucun de ces deux aspects n\u2019est vraiment rendu avec justice. Peu de gags font vraiment rire, si ce n\u2019est de quelques r\u00e9actions de gens qui d\u00e9couvrent la premi\u00e8re fois la musique des <em>Beatles<\/em>. L\u2019un des meilleurs moments comiques est d\u2019ailleurs dans la bande-annonce\u2026 L\u2019aspect dramatique est quant \u00e0 lui forc\u00e9, alors qu\u2019on ajoute une romance dont on aurait bien pu se passer.<\/p>\n<p>Il n\u2019y a pas que de mauvais c\u00f4t\u00e9s \u00e0 l\u2019intrigue de <em>Yesterday<\/em>. Les r\u00e9f\u00e9rences \u00e0 l\u2019histoire des <em>Beatles<\/em> sont bien rendues, le choix musical est tr\u00e8s efficace et l\u2019<em>instant fame<\/em> est pr\u00e9sent\u00e9 sous toutes ses facettes. On est donc loin d\u2019un d\u00e9sastre, malgr\u00e9 les aspects pr\u00e9c\u00e9demment amen\u00e9s.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-1300\" src=\"https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2020\/01\/yesterday-3.jpg\" alt=\"\" width=\"1000\" height=\"563\" srcset=\"https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2020\/01\/yesterday-3.jpg 1000w, https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2020\/01\/yesterday-3-300x169.jpg 300w, https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2020\/01\/yesterday-3-1024x576.jpg 1024w, https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2020\/01\/yesterday-3-150x84.jpg 150w, https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2020\/01\/yesterday-3-768x432.jpg 768w, https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2020\/01\/yesterday-3-1536x864.jpg 1536w\" sizes=\"auto, (max-width: 1000px) 100vw, 1000px\" \/><\/p>\n<p><strong>Un jeu qui laisse \u00e0 d\u00e9sirer<\/strong><\/p>\n<p>Si la t\u00eate d\u2019affiche de <em>Yesterday <\/em>brille, on ne peut en dire autant des acteurs et actrices de soutien. Ed Sheeran y joue son propre r\u00f4le, ou plut\u00f4t le r\u00f4le de la Rock Star ultime, mais sa performance manque de cr\u00e9dibilit\u00e9, surtout si on conna\u00eet toute l\u2019humilit\u00e9 dont le v\u00e9ritable Ed Sheeran est capable. Le personnage le plus d\u00e9testable est probablement Kate McKinnon, qui y joue le r\u00f4le Debra Hammer, l\u2019agente d\u2019Ed Sheeran et de Jack Malick. On semble lui avoir coll\u00e9 tous les clich\u00e9s de l\u2019industrie musicale, en passant de la production de masse d\u2019albums, de la recherche du profit et du changement d\u2019image corporelle. Sa performance est surjou\u00e9e, mais il faut avouer que le sc\u00e9nario, et les dialogues qu\u2019on lui impose, n\u2019aident en rien \u00e0 trouver son personnage attachant. Lily James vient compl\u00e9ter le tableau, en rendant une performance ad\u00e9quate, sans plus. La chimie entre elle et Patel est visible, mais mal exploit\u00e9e.<\/p>\n<p><strong>Y trouverez-vous votre compte?<\/strong><\/p>\n<p>Difficile \u00e0 dire. Si on prend toujours grand plaisir \u00e0 r\u00e9entendre la musique des <em>Beatles<\/em>, ou des reprises dans ce cas-ci, le sc\u00e9nario n\u2019a que peu d\u2019intrigues et de p\u00e9rip\u00e9ties. On a plut\u00f4t droit \u00e0 une succession de chansons, interpr\u00e9t\u00e9es avec brio par Himesh Patel. Si la bande-annonce laissait pr\u00e9sager un <em>feel-good movie<\/em>, on reste indiff\u00e9rent face au produit final. Pour pleinement en profiter, il faut \u00e9viter de chercher les incoh\u00e9rences et tout simplement profiter d\u2019une trame sonore envo\u00fbtante.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Cette critique a d\u2019abord \u00e9t\u00e9 publi\u00e9e dans le journal Le Collectif. Pour consulter la critique originale, cliquez ici. 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