{"id":2073,"date":"2020-04-25T23:25:03","date_gmt":"2020-04-25T21:25:03","guid":{"rendered":"https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/?p=2073"},"modified":"2020-05-28T21:34:30","modified_gmt":"2020-05-28T19:34:30","slug":"the-silence-of-the-lambs","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/2020\/04\/25\/the-silence-of-the-lambs\/","title":{"rendered":"The Silence of the Lambs"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-2077\" src=\"https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2020\/04\/The-Silence-of-the-Lambs-5.jpg\" alt=\"\" width=\"1024\" height=\"768\" srcset=\"https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2020\/04\/The-Silence-of-the-Lambs-5.jpg 1024w, https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2020\/04\/The-Silence-of-the-Lambs-5-300x225.jpg 300w, https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2020\/04\/The-Silence-of-the-Lambs-5-150x113.jpg 150w, https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2020\/04\/The-Silence-of-the-Lambs-5-768x576.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-1070\" src=\"https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2019\/12\/Rating-100-e1578867941828.png\" alt=\"\" width=\"158\" height=\"30\" \/><\/p>\n<p>Lorsque j\u2019ai vu ce chef-d\u2019\u0153uvre au d\u00e9but des ann\u00e9es 2000, j\u2019\u00e9tais bien jeune. \u00c9videmment, le charisme d\u2019Anthony Hopkins dans le personnage du tueur en s\u00e9rie Hannibal Lecter (Hannibal le cannibale) m\u2019a profond\u00e9ment marqu\u00e9. Dans sa plus simple expression, <em>The Silence of the Lambs<\/em> est une histoire poignante, visc\u00e9rale, avec une intrigue polici\u00e8re prenante et des personnages brillamment interpr\u00e9t\u00e9s. Je n\u2019avais pas le regard critique que je pose d\u00e9sormais sur tous les films que je visionne, mais je comprenais d\u00e9j\u00e0 \u00e0 l\u2019\u00e9poque que j\u2019avais devant moi un grand film. Apr\u00e8s l\u2019avoir vu de nombreuses fois en quelques ann\u00e9es, je l\u2019avais rel\u00e9gu\u00e9 aux oubliettes jusqu\u2019\u00e0 tout r\u00e9cemment, o\u00f9 je l\u2019ai en quelque sorte red\u00e9couvert avec la <a href=\"https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/collection-criterion\/\">Collection Criterion<\/a>. Avec mon regard plus aff\u00fbt\u00e9, j\u2019ai tout de suite constat\u00e9 que la qualit\u00e9 du film va au-del\u00e0 du simple divertissement.<\/p>\n<p>Le film s\u2019ouvre sur une sc\u00e8ne envo\u00fbtante (en grande partie en raison de l\u2019excellente trame sonore d\u2019Howard Shore) o\u00f9 l\u2019on voit Clarice Starling (Jodie Foster) s\u2019entra\u00eener dans un parcours en for\u00eat. On comprend rapidement qu\u2019elle est \u00e9tudiante \u00e0 Quantico, lieu de formation des futurs agent.e.s du FBI. Jack Crawford (Scott Glenn), de l\u2019unit\u00e9 de la science du comportement, la tire de cet entra\u00eenement pour l\u2019assigner \u00e0 une t\u00e2che particuli\u00e8re : interroger le dangereux tueur en s\u00e9rie Hannibal Lecter (Anthony Hopkins) de sa cellule en prison pour tenter d\u2019obtenir des pistes d\u2019investigation pour coffrer Buffalo Bill (Ted Levine), un autre tueur en s\u00e9rie. Le film se veut un m\u00e9lange entre enqu\u00eate sur Buffalo Bill et rencontres entre Starling et Lecter, ces derni\u00e8res qui s\u2019av\u00e8rent toutes d\u00e9licieuses. En effet, en \u00e9change de pistes de recherche, Starling doit d\u00e9voiler des informations personnelles sur son pass\u00e9, pour le plus grand plaisir de Lecter. Psychiatre de formation, il se d\u00e9lecte des informations sur la jeune agente, tout en conservant envers elle un certain respect. En fait, le respect est mutuel entre les deux, ce qui peut sembler particulier, mais qui correspond tout \u00e0 fait \u00e0 l\u2019esprit distingu\u00e9 et aff\u00fbt\u00e9 de Lecter.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-2075\" src=\"https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2020\/04\/The-Silence-of-the-Lambs-3.jpg\" alt=\"\" width=\"1024\" height=\"427\" srcset=\"https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2020\/04\/The-Silence-of-the-Lambs-3.jpg 1024w, https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2020\/04\/The-Silence-of-the-Lambs-3-300x125.jpg 300w, https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2020\/04\/The-Silence-of-the-Lambs-3-150x63.jpg 150w, https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2020\/04\/The-Silence-of-the-Lambs-3-768x320.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/p>\n<p>Le sc\u00e9nario de <em>Silence of the Lambs<\/em> est relativement traditionnel pour une histoire d\u2019enqu\u00eate polici\u00e8re. En effet, apr\u00e8s que Buffalo Bill a captur\u00e9 Catherine Martin, la fille d\u2019une s\u00e9natrice, une v\u00e9ritable course contre la montre s\u2019enclenche pour renter de la retrouver avant qu\u2019il ne soit trop tard. Histoire classique, tir\u00e9e d\u2019un roman \u00e0 succ\u00e8s de Thomas Harris, mais qui fonctionne surtout en raison de deux principales \u00e9l\u00e9ments : des interpr\u00e9tations hors pair et une r\u00e9alisation minutieuse.<\/p>\n<p>Parlons d\u2019abord de ces interpr\u00e9tations, men\u00e9es par Foster en agente provenant du sud des \u00c9tats-Unis. Elle incarne \u00e0 perfection \u00e0 la fois la certaine fragilit\u00e9 de son personnage et la puissance qui peut en \u00e9maner. Fragile, est ne l\u2019est qu\u2019en apparence, entour\u00e9e d\u2019hommes plus grands les uns que les autres avec leurs regards per\u00e7ants (nous reviendrons sur cet aspect dans quelques lignes), puisqu\u2019en effet, elle d\u00e9gage la confiance et la d\u00e9termination d\u2019une jeune agente qui tente de faire ses preuves, et qui est pr\u00eate \u00e0 tout pour y arriver. On comprend avec son pr\u00e9c\u00e9dent r\u00f4le de survivante d\u2019un viol dans <em>The Accused <\/em>(qui lui vaudra son premier Oscar en 1989) qu\u2019elle peut jouer les victimes fragiles. Ici, c\u2019est tout le contraire. J\u2019ai pour ma part trouv\u00e9 son accent relativement inutile, m\u00eame si elle parvient \u00e0 le rendre cr\u00e9dible. Il faut aussi mentionner la performance magistrale de Hopkins qui, s\u2019il n\u2019\u00e9tait pas tr\u00e8s connu aux \u00c9tats-Unis \u00e0 l\u2019\u00e9poque, obtiendra instantan\u00e9ment le statut de l\u2019un des meilleurs acteurs de sa g\u00e9n\u00e9ration. Sa performance pos\u00e9e et sobre, contrastante avec le personnage qu\u2019il incarne, fonctionne sur tous les plans. De r\u00e9pliques savoureuses en mimiques m\u00e9morables, il est la seule raison pour laquelle Hannibal Lecter est encore connu aujourd\u2019hui. L\u2019insucc\u00e8s commercial du film <em>Manhunter,<\/em> sorti quelques ann\u00e9es avant, et o\u00f9 Lecter \u00e9tait interpr\u00e9t\u00e9 par Brian Cox, peut en t\u00e9moigner. Personne ne peut demeurer indiff\u00e9rent face au sto\u00efcisme de son personnage, mais surtout \u00e0 son charisme. Qui ne voudrait pas s\u2019entretenir (en toute s\u00e9curit\u00e9, tout de m\u00eame) avec Lecter? Il est parvenu \u00e0 cr\u00e9er une certaine attirance malsaine envers l\u2019un des personnages les plus terrifiants du cin\u00e9ma, et ce, malgr\u00e9 son apparence peu mena\u00e7ante. Il a tout simplement le physique de l\u2019emploi! Il remportera un Oscar grandement m\u00e9rit\u00e9, et sera par la suite en nomination pour trois autres statuettes dans les ann\u00e9es 1990 seulement!<\/p>\n<p>Il ne faut pas oublier la distribution secondaire, \u00e0 commencer par Ted Levine, dont l\u2019interpr\u00e9tation est relativement pass\u00e9e sous le radar. Il est tout de m\u00eame le principal vilain du film! Levine a, tout comme Hopkins, le physique de l\u2019emploi. Son interpr\u00e9tation de Buffalo Bill en tueur en s\u00e9rie en crise identitaire est tout simplement m\u00e9morable. Ses mimiques et ses dialogues marmonn\u00e9s font de lui un personnage extr\u00eamement d\u00e9rangeant. On ne s\u2019\u00e9tonne pas qu\u2019il se soit fait proposer plusieurs autres r\u00f4les de psychopathes apr\u00e8s <em>The Silence of the Lambs<\/em>. Soulignons enfin la performance juste et sobre de Scott Glenn, bureaucrate du FBI, qui octroie tout au long du film sa confiance \u00e0 Starling, chose assez peu commune dans ce genre de films.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone wp-image-2076\" src=\"https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2020\/04\/The-Silence-of-the-Lambs-4.jpg\" alt=\"\" width=\"1024\" height=\"530\" srcset=\"https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2020\/04\/The-Silence-of-the-Lambs-4.jpg 800w, https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2020\/04\/The-Silence-of-the-Lambs-4-300x155.jpg 300w, https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2020\/04\/The-Silence-of-the-Lambs-4-150x78.jpg 150w, https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2020\/04\/The-Silence-of-the-Lambs-4-768x397.jpg 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/p>\n<p>Parlons enfin de la r\u00e9alisation sensible de Jonathan Demme. Pour accentuer la pression que vit Starling (mais aussi beaucoup de femmes en g\u00e9n\u00e9ral), tous ses interlocuteurs s\u2019adressent \u00e0 elle en regardant directement la cam\u00e9ra. Cela fait donc ressentir \u00e0 l\u2019auditoire toute l\u2019intimidation que l\u2019on tente de faire vivre \u00e0 Starling, qui elle regarde toujours un peu \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de la cam\u00e9ra. La plupart des dialogues, tourn\u00e9s en plans rapproch\u00e9s, accentuent une fois de plus la tension inh\u00e9rente et le sentiment de claustrophobie que ressent Starling. C\u2019est un aspect tr\u00e8s simple, mais extr\u00eamement efficace lorsque r\u00e9alis\u00e9 avec brio. Saluons \u00e9galement les efforts du directeur photo Tak Fujimoto \u00e0 cet \u00e9gard. Aussi, le montage joue un r\u00f4le important dans la conclusion du r\u00e9cit. Le montage superpos\u00e9 nous donne l\u2019impression que quelque chose se trame, alors que c\u2019est l\u2019inverse qui se produit. Ce ne sont que quelques \u00e9l\u00e9ments qui \u00e9l\u00e8ve <em>The Silence of the Lambs<\/em> au niveau de chef-d\u2019\u0153uvre.<\/p>\n<p>Maintenant que je connais un peu mieux les Oscars, j\u2019ai \u00e9t\u00e9 extr\u00eamement surpris d\u2019apprendre que le film avait remport\u00e9 le Big 5 (film, r\u00e9alisateur, acteur, actrice et sc\u00e9nario). Ce n\u2019est pas \u00e0 premi\u00e8re vue le typique film oscarisable. Un film d\u2019horreur ayant connu un \u00e9norme succ\u00e8s commercial et sorti un an avant la c\u00e9r\u00e9monie (alors que les films qui sont habituellement de la comp\u00e9tition sortent de 2 \u00e0 4 mois avant) n\u2019est pas le premier choix automatique pour l\u2019Acad\u00e9mie. En le visionnant aujourd\u2019hui, je comprends beaucoup mieux pourquoi. <em>The Silence of the Lambs <\/em>est beaucoup plus qu\u2019un divertissement. C\u2019est tout simplement l\u2019un des meilleurs thrillers psychologiques qui existent, sinon le meilleur. Tourn\u00e9 avec un budget risible, il s\u2019est av\u00e9r\u00e9 marquer une g\u00e9n\u00e9ration enti\u00e8re, en plus de cr\u00e9er un embl\u00e8me du cin\u00e9ma avec son tueur en s\u00e9rie atypique. Tous les \u00e9loges \u00e0 son \u00e9gard son pleinement justifi\u00e9s. Chapeau!<\/p>\n<p><em>Fait partie de la <a href=\"https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/collection-criterion\/\">Collection Criterion<\/a> (#13).<\/em><\/p>\n<p><em>Fait partie des <a href=\"https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/1001-films-a-voir\/\">1001 films \u00e0 voir avant de mourir<\/a>.<\/em><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-2074\" src=\"https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2020\/04\/The-Silence-of-the-Lambs-2.png\" alt=\"\" width=\"1024\" height=\"576\" srcset=\"https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2020\/04\/The-Silence-of-the-Lambs-2.png 1024w, https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2020\/04\/The-Silence-of-the-Lambs-2-300x169.png 300w, https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2020\/04\/The-Silence-of-the-Lambs-2-150x84.png 150w, https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2020\/04\/The-Silence-of-the-Lambs-2-768x432.png 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Lorsque j\u2019ai vu ce chef-d\u2019\u0153uvre au d\u00e9but des ann\u00e9es 2000, j\u2019\u00e9tais bien jeune. \u00c9videmment, le charisme d\u2019Anthony Hopkins dans le personnage du tueur en s\u00e9rie&#46;&#46;&#46;<\/p>\n","protected":false},"author":17,"featured_media":2078,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"spay_email":"","footnotes":""},"categories":[234,3,110,119],"tags":[],"class_list":["post-2073","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-234","category-critique","category-horreur","category-thriller-suspense"],"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2020\/04\/The-Silence-of-the-Lambs-6.jpg","_links":{"self":[{"href":"https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2073","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-json\/wp\/v2\/users\/17"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2073"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2073\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2396,"href":"https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2073\/revisions\/2396"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-json\/wp\/v2\/media\/2078"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2073"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2073"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2073"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}