{"id":2084,"date":"2020-04-28T20:34:22","date_gmt":"2020-04-28T18:34:22","guid":{"rendered":"https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/?p=2084"},"modified":"2020-05-28T21:33:43","modified_gmt":"2020-05-28T19:33:43","slug":"samurai-trilogy","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/2020\/04\/28\/samurai-trilogy\/","title":{"rendered":"Samurai Trilogy"},"content":{"rendered":"<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-1075\" src=\"https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2019\/12\/Rating-35-e1578868470262.png\" alt=\"\" width=\"119\" height=\"30\" \/><\/p>\n<p>Musashi Miyamoto. S\u2019il n\u2019y a qu\u2019un seul samurai que vous vous devez de conna\u00eetre, c\u2019est Musashi Miyamoto (ou seulement Musashi). C\u2019est assur\u00e9ment le plus c\u00e9l\u00e8bre r\u00f4nin de l\u2019histoire japonaise, et sa vie haute en rebondissements a inspir\u00e9 de nombreux romans, films et <em>anime<\/em>. Seulement en 1954, deux films \u00e0 gros budget sur ce personnage sortent simultan\u00e9ment au Japon. Si l\u2019un d\u2019eux a passablement \u00e9t\u00e9 oubli\u00e9, le premier film de la <em>Samurai Trilogy<\/em> est pour sa part devenu extr\u00eamement populaire, au Japon comme ailleurs dans le monde. <em>Remake<\/em> d\u2019une trilogie tourn\u00e9e par Hiroshi Inagaki au d\u00e9but des ann\u00e9es 1940 et d\u00e9truite pendant la guerre, le r\u00e9alisateur est un habitu\u00e9 des films de j<em>idai-geki<\/em> (m\u00e9lodrames japonais de la p\u00e9riode Edo du Japon, soit de 1603 \u00e0 1868 environ). En choisissant Toshir\u00f4 Mifune (l\u2019un des plus grands acteurs japonais de tous les temps) dans le r\u00f4le-titre, il d\u00e9cide de tourner l\u2019enti\u00e8ret\u00e9 de la trilogie en couleur, chose exceptionnelle pour l\u2019\u00e9poque. Le succ\u00e8s du premier film (qui remportera un Oscar honorifique en 1956) contribuera au succ\u00e8s des deux autres, qui, s\u2019ils n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 tourn\u00e9s en bloc, peuvent difficilement se prendre individuellement. C\u2019est pourquoi ce texte se veut une critique des trois films, tout en les analysant comme un tout coh\u00e9rent, indivisible.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-2095\" src=\"https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2020\/04\/Samurai-11.png\" alt=\"\" width=\"1024\" height=\"576\" srcset=\"https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2020\/04\/Samurai-11.png 1024w, https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2020\/04\/Samurai-11-300x169.png 300w, https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2020\/04\/Samurai-11-150x84.png 150w, https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2020\/04\/Samurai-11-768x432.png 768w, https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2020\/04\/Samurai-11-1536x864.png 1536w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: center\"><strong><em>Samurai I\u00a0: Musashi Miyamoto<\/em><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-1075\" src=\"https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2019\/12\/Rating-35-e1578868470262.png\" alt=\"\" width=\"119\" height=\"30\" \/><\/p>\n<p>Le premier opus de la s\u00e9rie de situe tout juste apr\u00e8s la bataille de Sekigahara de 1600, qui pr\u00e9c\u00e8de de quelques ann\u00e9es l\u2019\u00e9tablissement du shogunat de Tokugawa. On y suit Takezo (Toshir\u00f4 Mifune) et son ami Matahachi (Rentaro Mikuni) qui, se retrouvant du c\u00f4t\u00e9 perdant de la bataille, deviennent en quelque sorte des fugitifs. Ils trouvent refuge aupr\u00e8s d\u2019une veuve et de sa fille, Oko (Mitsuko Mito) et Akemi (Mariko Okada), dans une maison de campagne non loin du champ de bataille. Elles les accueillent, avec r\u00e9ticence d\u2019abord, avant que toutes deux s\u2019\u00e9prennent de Takezo. Apr\u00e8s quelques p\u00e9rip\u00e9ties qui s\u00e9parent Takezo de Matahachi, Takezo d\u00e9cide de retourner \u00e0 son village natal, Miyamoto, pour annoncer \u00e0 la famille de Matahachi qu\u2019il est toujours vivant, puisqu\u2019il est promis \u00e0 Otsu (Kaoru Yachigusa), qui attend d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9ment son retour. Takezo sera cependant un hors-la-loi au sein du village, notamment parce qu\u2019il a attaqu\u00e9 certains hommes du seigneur en tentant de passer sur un chemin sans ses papiers. Il parvient tout de m\u00eame \u00e0 retrouver la famille de Matahachi, dont la m\u00e8re lui tend un pi\u00e8ge pour qu\u2019il se fasse arr\u00eater.<\/p>\n<p>Le reste de l\u2019histoire est un m\u00e9lange d\u2019\u00e9vasion de Takezo, de la naissance d\u2019une histoire d\u2019amour entre Otsu et lui, ainsi, ultimement, de sa transition de simple combattant \u00e0 samurai, gr\u00e2ce au pr\u00eatre bouddhiste Takuan (Kuroemon Onoe). Un simple visionnement, sans recherche pr\u00e9alable, nous permet tout de suite de suspecter que l\u2019histoire de la vie de Takezo \u2013 qui deviendra \u00e9ventuellement Musashi \u2013 semble assez romanc\u00e9e. Une recherche confirmera le tout sans l\u2019ombre d\u2019un doute. Aucune histoire d\u2019amour n\u2019a en effet eu lieu dans la vie de Musashi, alors que dans ce premier film, comme dans toute la trilogie d\u2019ailleurs, elle occupe une place pr\u00e9pond\u00e9rante. On ressent vraiment l\u2019aspect m\u00e9lodramatique, voire hagiographique de l\u2019histoire, m\u00eame s\u2019ils permettent d\u2019humaniser en quelque sorte le personnage. La faute n\u2019incombe pas totalement \u00e0 Inagaki, puisqu\u2019il se base surtout sur une s\u00e9rie de romans tr\u00e8s populaires r\u00e9dig\u00e9s par Eiji Yoshikawa, l\u2019un des meilleurs romanciers historiques du Japon. Le fait d\u2019inventer certaines parties de l\u2019histoire ne fait pas de la trilogie un produit de mauvaise qualit\u00e9, loin de l\u00e0. Il ne faut cependant pas le prendre trop s\u00e9rieusement comme une reconstitution fid\u00e8le du pass\u00e9 et de la vie de Musashi (comme la plupart des films biographiques, quoi!)<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-2086\" src=\"https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2020\/04\/Samurai-2.jpg\" alt=\"\" width=\"1024\" height=\"576\" srcset=\"https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2020\/04\/Samurai-2.jpg 1024w, https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2020\/04\/Samurai-2-300x169.jpg 300w, https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2020\/04\/Samurai-2-150x84.jpg 150w, https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2020\/04\/Samurai-2-768x432.jpg 768w, https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2020\/04\/Samurai-2-1536x864.jpg 1536w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/p>\n<p>Ce qui frappe d\u00e8s le d\u00e9but du visionnement est la qualit\u00e9 visuelle du film. C\u2019est pour ma part le premier film de samurai que je vois en couleur, et je dois dire qu\u2019il y a une certaine plus-value \u00e0 voir les somptueux paysages japonais et les costumes en couleur. Beaucoup de grands films de samurai sont en effet tourn\u00e9s en noir et blanc (pensons entre autres \u00e0 <a href=\"https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/2020\/04\/10\/seven-samurai\/\"><em>Seven Samurai <\/em><\/a>sorti la m\u00eame ann\u00e9e), et je dois admette que le studio Toho a fait le bon choix de financer la trilogie pour qu\u2019elle soit en couleur (<em>Samurai I <\/em>est seulement le 2<sup>e<\/sup> film du studio tourn\u00e9 ainsi). De plus, la restauration que propose Criterion est tout simplement sublime. Puis, toujours c\u00f4t\u00e9 visuel, ce qui surprend est le format 1.33:1 de l\u2019image. Carr\u00e9, ce ratio est rarement utilis\u00e9 pour des films de samurai, qui sont habituellement tourn\u00e9s en format panoramique (1.78:1 ou plus grand), permettant une image horizontale, et donc plus grandiose lorsque viennent les sc\u00e8nes d\u2019action. Ici, on a droit \u00e0 une image assez verticale, renfor\u00e7ant l\u2019id\u00e9e que la trilogie propose certes de belles sc\u00e8nes de combat, mais que c\u2019est avant tout une histoire dramatique.<\/p>\n<p>Le film ne serait rien sans la pr\u00e9sence de Mifune et sa performance assez sobre, qui fait contraste avec son r\u00f4le dans <a href=\"https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/2020\/04\/10\/seven-samurai\/\"><em>Seven Samurai<\/em><\/a>. Il interpr\u00e8te un Musashi tr\u00e8s sto\u00efque, en contr\u00f4le de ses moyens (bien qu\u2019on observe surtout cette personnalit\u00e9 dans les 2<sup>e<\/sup> et 3<sup>e<\/sup> films). Son visage s\u00e9v\u00e8re est parfait pour toutes les d\u00e9cisions d\u00e9chirantes qu\u2019il doit prendre, tout en d\u00e9gageant le charisme n\u00e9cessaire qui justifie pourquoi toutes les femmes semblent s\u2019\u00e9prendre de lui automatiquement. Otsu, mais aussi Akemi et Oko, tenteront \u00e0 tour de r\u00f4le de s\u00e9duire le guerrier, sans succ\u00e8s v\u00e9ritable. Musashi ressent l\u2019appel de l\u2019\u00e9p\u00e9e avant tout!<\/p>\n<p>Les p\u00e9rip\u00e9ties de ce premier opus sont assez int\u00e9ressantes, et le film emploie une structure narrative classique, mettant la table aux autres films \u00e0 venir. On n\u2019y voit pas vraiment Musashi le samurai, puisque ce titre ne lui revient qu\u2019\u00e0 la fin du film, apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 enferm\u00e9 pendant trois ann\u00e9es dans le ch\u00e2teau Himeji. Toutefois, la qualit\u00e9 et la richesse de l\u2019histoire, combin\u00e9es \u00e0 la fin dramatique du film, nous donnent v\u00e9ritablement envie de voir le second opus. C\u2019est \u00e9videmment bon signe, puisque le premier film d\u2019une trilogie doit nous accrocher suffisamment pour nous convaincre de la pertinence des suites \u00e0 venir. Mission r\u00e9ussie pour Inagaki, mais le meilleur reste \u00e0 venir.<\/p>\n<p><em>Fait partie de la <a href=\"https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/collection-criterion\/\">Collection Criterion<\/a> (#14).<\/em><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone wp-image-2096\" src=\"https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2020\/04\/Samurai-12.jpg\" alt=\"\" width=\"1024\" height=\"769\" srcset=\"https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2020\/04\/Samurai-12.jpg 624w, https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2020\/04\/Samurai-12-300x225.jpg 300w, https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2020\/04\/Samurai-12-150x113.jpg 150w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: center\"><strong><em>Samurai II : Ichij\u00f4ji no kett\u00f4 (Duel at Ichijoji Temple)<\/em><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-1075\" src=\"https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2019\/12\/Rating-35-e1578868470262.png\" alt=\"\" width=\"119\" height=\"30\" \/><\/p>\n<p>Profitions de cet interlude pour parler un peu de Musashi, et de ce qui fait sa renomm\u00e9e. Ce guerrier, n\u00e9 vers 1584, il est surtout connu pour deux raisons\u00a0: son record de 61 victoires en duel et la publication de nombreux ouvrages philosophiques, dont <em>The Book of Five Rings<\/em>, dans lequel il jette sur papier l\u2019essentiel de sa pens\u00e9e concernant l\u2019art du combat et la mentalit\u00e9 du samurai. Si la trilogie ne fait aucunement mention de ses \u00e9crits (qui surviendront vers la fin de sa vie), les 2<sup>e<\/sup> et 3<sup>e<\/sup> films font quant \u00e0 eux r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 deux duels c\u00e9l\u00e8bres impliquant Musashi. Mentionnons tout de m\u00eame certains \u00e9l\u00e9ments de son trait\u00e9, qui se refl\u00e8tent tout de m\u00eame tout au long de la trilogie.<\/p>\n<p>Dans <em>The Book of Five Rings<\/em>, Musashi \u00e9labore 9 crit\u00e8res que chaque guerrier se doit de respecter pour \u00eatre au sommet de son art. Sans en faire la liste, nommons-en tout de m\u00eame quelques-uns qui se retrouvent dans ce film et dans le 3<sup>e<\/sup>. Il y a d\u2019abord l\u2019id\u00e9e de conna\u00eetre et de pratiquer tous les arts et m\u00e9tiers. Musashi a en effet r\u00e9alis\u00e9 de nombreux dessins et sculptures qui ont \u00e9t\u00e9 pr\u00e9serv\u00e9s dans le temps, en plus d\u2019occuper divers m\u00e9tiers tout au long de sa vie. Il faut comprendre qu\u2019il faisait contraste avec les autres samurais de l\u2019\u00e9poque, dont la principale motivation \u00e9tait d\u2019\u00eatre embauch\u00e9 par un seigneur pour prot\u00e9ger un village ou une r\u00e9gion. \u00ab\u00a0Samurai\u00a0\u00bb, du verbe <em>saburau<\/em>, signifie d\u2019ailleurs \u00ab\u00a0au service de\u00a0\u00bb en japonais. Ceux qui portent le nom de samurai sont en fait \u00e0 l\u2019emploi de quelqu\u2019un, alors que ceux \u00e0 la recherche d\u2019un contrat sont nomm\u00e9s r\u00f4nins. Musashi ne cherchera jamais vraiment \u00e0 \u00eatre au service d\u2019un seigneur, voulant plut\u00f4t toujours perfectionner son art du combat. Un autre de ses pr\u00e9ceptes veut que le guerrier doive porter une attention particuli\u00e8re aux d\u00e9tails pour en tirer profit le temps venu, aspect qui sera souvent repris tout au long de la trilogie. Musashi insiste aussi qu\u2019un guerrier doit penser \u00e0 la victoire avant tout, et ne pas n\u00e9cessairement se conformer aux conventions. Finalement, si un samurai doit se servir de sa 2<sup>e<\/sup> \u00e9p\u00e9e (en th\u00e9orie r\u00e9serv\u00e9e aux fameux <em>hara-kiri<\/em>) dans un combat, il doit le faire. Bref, on voit que Musashi est plus qu\u2019un guerrier exemplaire, c\u2019est aussi un philosophe de l\u2019art du combat, et son trait\u00e9 est lu encore aujourd\u2019hui. \u00c9videmment, \u00e0 ce stade-ci de la trilogie, tout est encore \u00e0 apprendre\u2026<\/p>\n<p>On retrouve Musashi quelques ann\u00e9es apr\u00e8s la fin du premier film. Ayant alors quitt\u00e9 Otsu pour parfaire son apprentissage, on le voit parcourir la contr\u00e9e japonaise en qu\u00eate de duels. Il trouve un adversaire notable en Old Baiken, qui l\u2019attaque avec une boule attach\u00e9e \u00e0 une cha\u00eene (arme reprise dans <em>Kill Bill<\/em> notamment), mais qui ne fait pas le poids devant Musashi. Sur les lieux du combat, le jeune orphelin Jotaro (Kenjin Iida), observant le tout, d\u00e9cide de suivre le samurai, qui l\u2019accepte comme compagnon un peu \u00e0 contre-c\u0153ur. Pendant ce temps, Otsu, qui attend toujours le retour de l\u2019homme de sa vie, rencontre par hasard Akemi. Les deux se trouvent \u00e0 Kyoto alors qu\u2019Akemi est promise \u00e0 un guerrier puissant\u00a0: Seijuro Yoshioka (Akihiko Hirata), ma\u00eetre d\u2019un dojo tr\u00e8s r\u00e9put\u00e9. Le hasard faisant bien les choses, il s\u2019av\u00e8re que Yoshioka soit la prochaine personne sur la \u00ab\u00a0liste\u00a0\u00bb de duels de Musashi. Apr\u00e8s avoir combattu quelques-uns de ses \u00e9tudiants, Musashi convoquera formellement Yoshioka en duel, ce \u00e0 quoi ses \u00e9l\u00e8ves tentent de le dissuader. Le film se concentre surtout sur cet in\u00e9vitable duel, dont la compl\u00e9tion sera mise en p\u00e9ril en raison des nombreuses embuscades tendues par les \u00e9l\u00e8ves du dojo pour Musashi.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-2093\" src=\"https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2020\/04\/Samurai-9.jpg\" alt=\"\" width=\"1024\" height=\"576\" srcset=\"https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2020\/04\/Samurai-9.jpg 1024w, https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2020\/04\/Samurai-9-300x169.jpg 300w, https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2020\/04\/Samurai-9-150x84.jpg 150w, https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2020\/04\/Samurai-9-768x432.jpg 768w, https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2020\/04\/Samurai-9-1536x864.jpg 1536w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/p>\n<p>Ce second opus a bien \u00e9videmment sa part de m\u00e9lodrame. Akemi et Otsu, en apercevant Musashi, tenteront par tous les moyens de le conqu\u00e9rir, sans grand succ\u00e8s. Toutefois, le film introduit Sasaki Kojiro (Koji Tsuruta) qui, s\u2019il occupe un r\u00f4le secondaire, deviendra la n\u00e9m\u00e9sis de Musashi dans le 3<sup>e<\/sup> film (ce n\u2019est pas indiqu\u00e9, mais on le comprend assez rapidement d\u00e8s son apparition). On voit qu\u2019il semble aussi puissant que Musashi, et on ne peut attendre leur in\u00e9vitable confrontation. Encore une fois, Inagaki fait l\u2019effort de nous garder investi dans la trilogie, ce qui est \u00e9videmment fortuit.<\/p>\n<p>L\u2019histoire de ce deuxi\u00e8me film est plus d\u00e9velopp\u00e9e que celle du premier, mais elle est trop confuse. On y introduit beaucoup de nouveaux personnages, et on peine par moment \u00e0 bien suivre les situations. Certains d\u2019entre eux n\u2019apparaissent que pour quelques moments, et on en vient \u00e0 se perdre \u00e0 quelques endroits. De m\u00eame, on ne peut s\u2019emp\u00eacher de d\u00e9noter une baisse de qualit\u00e9 des d\u00e9cors. Alors que le premier film se d\u00e9roulait dans des paysages ext\u00e9rieurs, celui-ci semble tourn\u00e9 enti\u00e8rement en studio. La restauration est peut-\u00eatre \u00e0 bl\u00e2mer, mais on sent plus que jamais que les arri\u00e8re-plans sont faits en carton\u2026 Je conviens que ces d\u00e9cors n\u2019occupent pas une place importante dans le r\u00e9cit, mais on s\u2019en d\u00e9sole tout de m\u00eame. Enfin, un dernier aspect plus probl\u00e9matique est la relation \u00e9trange qu\u2019Otsu et Akemi entretiennent avec Musashi. Disons seulement que c\u2019est loin d\u2019\u00eatre un portrait glorieux des femmes de l\u2019\u00e9poque.<\/p>\n<p>Le film a toutefois de tr\u00e8s bons \u00e9l\u00e9ments, notamment une sc\u00e8ne finale fort int\u00e9ressante o\u00f9 Musashi se retrouve seul devant plus de 80 soldats dans des rizi\u00e8res. Le tout est somptueux, et c\u2019est assur\u00e9ment le moment fort du film. Les combats \u00e0 l\u2019\u00e9p\u00e9e occupent \u00e9galement une plus grande part dans ce second film que dans le premier, \u00e0 notre plus grand plaisir. Que serait un film de samurai sans combat! De plus, le contraste entre Musashi et les \u00e9l\u00e8ves du dojo est assez int\u00e9ressant. En effet, alors qu\u2019ils sont suppos\u00e9s \u00eatre la rel\u00e8ve des samurais, ils se battent tous pour tenter d\u2019acc\u00e9der \u00e0 la gloire. Ils ne se battent pas pour les bonnes raisons, et ils deviennent les vilains du film. Cela d\u00e9montre une fois de plus comment Musashi veut se lib\u00e9rer de cette mentalit\u00e9 malsaine qui habite plusieurs samurais. En comparaison avec le premier film, j\u2019ai pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 <em>Samurai I<\/em>, puisque je suis de ces personnes qui appr\u00e9cie en g\u00e9n\u00e9ral plus le premier film d\u2019une trilogie que les deux autres. Le premier doit en effet nous captiver, nous inviter \u00e0 vouloir poursuivre notre visionnement, alors que le 2<sup>e<\/sup> sert, \u00e0 mon avis, de tampon entre l\u2019introduction et le d\u00e9nouement. Certains rares films ont su me donner tort. <em>Samurai II <\/em>n\u2019est pas de ceux-ci, malheureusement.<\/p>\n<p><em>Fait partie de la <a href=\"https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/collection-criterion\/\">Collection Criterion<\/a> (#15).<\/em><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-2094\" src=\"https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2020\/04\/Samurai-10.jpg\" alt=\"\" width=\"1024\" height=\"576\" srcset=\"https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2020\/04\/Samurai-10.jpg 1024w, https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2020\/04\/Samurai-10-300x169.jpg 300w, https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2020\/04\/Samurai-10-150x84.jpg 150w, https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2020\/04\/Samurai-10-768x432.jpg 768w, https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2020\/04\/Samurai-10-1536x864.jpg 1536w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/p>\n<p style=\"text-align: center\"><strong><em>Samurai III : kett\u00f4 Ganry\u00fbjima (Duel at Ganryu Island)<\/em><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: center\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-1075\" src=\"https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2019\/12\/Rating-35-e1578868470262.png\" alt=\"\" width=\"119\" height=\"30\" \/><\/p>\n<p>La trilogie se conclut en beaut\u00e9 avec ce troisi\u00e8me film, \u00e0 l\u2019histoire plus simpliste que le second (heureusement), et qui r\u00e9compense amplement les 4h30 d\u2019attente. M\u00eame si j\u2019ai accord\u00e9 la m\u00eame note aux trois films, <em>Samurai III <\/em>est mon favori. La confrontation finale sur l\u2019\u00eele de Ganryu est tout simplement savoureuse, m\u00eame si elle est un peu trop br\u00e8ve.<\/p>\n<p>Commen\u00e7ons toutefois par le d\u00e9but, puisque quelques ann\u00e9es se sont \u00e9coul\u00e9es entre la fin du 2<sup>e<\/sup> film et celui-ci. Musashi a pour un bref instant quitt\u00e9 la vie de chevalier errant. Devenu professeur et vassal du shogun, il est constamment mis au d\u00e9fi par d\u2019autres guerriers. Akemi, qui avait quitt\u00e9 avec Sasaki \u00e0 la fin du pr\u00e9c\u00e9dent film, d\u00e9cide de partir retrouver Musashi. Pendant ce temps, Sasaki met au d\u00e9fi Musashi, qui accepte, mais qui doit repousser d\u2019un an le duel. Il d\u00e9cide en effet d\u2019aller travailler la terre dans un village pour parfaire ses apprentissages. Sasaki accepte avec d\u00e9ception ce d\u00e9lai, et en profite pour se faire embaucher par un seigneur et lui aussi perfectionner son art. Musashi, en arrivant dans le village de campagne, remarque que ses habitants sont souvent attaqu\u00e9s par des bandits, et d\u00e9cide de rem\u00e9dier \u00e0 la situation (dans un sc\u00e9nario qui s\u2019apparente beaucoup \u00e0 <a href=\"https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/2020\/04\/10\/seven-samurai\/\"><em>Seven Samurai<\/em><\/a>). Otsu et Akemi finissent par le rejoindre. Un triangle amoureux se forme, mais il sera bref et tragique. Les p\u00e9rip\u00e9ties se poursuivent, jusqu\u2019au fatidique duel qui cl\u00f4t la trilogie.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-2092\" src=\"https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2020\/04\/Samurai-8.jpg\" alt=\"\" width=\"1024\" height=\"576\" srcset=\"https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2020\/04\/Samurai-8.jpg 1024w, https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2020\/04\/Samurai-8-300x169.jpg 300w, https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2020\/04\/Samurai-8-150x84.jpg 150w, https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2020\/04\/Samurai-8-768x432.jpg 768w, https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2020\/04\/Samurai-8-1536x864.jpg 1536w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/p>\n<p>Il y a plusieurs aspects int\u00e9ressants dans <em>Samurai III<\/em>. Le duel entre Musashi et Sasaki est l\u2019un des plus c\u00e9l\u00e8bres de l\u2019histoire japonaise. Deux combattants, au sommet de leur art, qui s\u2019affrontent pour tenter de devenir le guerrier pr\u00e9dominant, voici la base d\u2019une excellente l\u00e9gende! En fait, le troisi\u00e8me film au complet sert \u00e0 opposer les deux guerriers. Faire contraster au possible le d\u00e9veloppement de Musashi et de Sasaki, notamment, vient de plus renforcer le pr\u00e9cepte de Musashi voulant qu\u2019il faut lib\u00e9rer son esprit et ne pas s\u2019enfermer dans la tradition. Sasaki deviendra en effet hautain en raison du fait qu\u2019il travaille pour l\u2019un des seigneurs les plus puissants du Japon. Musashi est quant \u00e0 lui demeur\u00e9 plus noble, en se rapprochant du peuple et en d\u00e9laissant le combat. Leurs deux entra\u00eenements seront mis en confrontation lors du duel, duquel Musashi sort gagnant.<\/p>\n<p>Parlons-en de ce duel, qui repr\u00e9sente la culmination de la trilogie. Se d\u00e9roulant au coucher du soleil sur une plage de l\u2019\u00eele de Ganryu, on peut s\u2019attendre \u00e0 de nombreux plans somptueux. D\u2019ailleurs, alors que cela constituait une critique dans le 2<sup>e<\/sup> film, <em>Samurai III <\/em>semble avoir davantage b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 d\u2019un tournage hors studio. Il est plus beau que son pr\u00e9d\u00e9cesseur, surtout lors du combat final. Visiblement tourn\u00e9e \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur, cette sc\u00e8ne est un petit bijou technique. L\u2019\u00e9quipe, \u00e0 chaque jour, ne disposait que de quelques minutes avant que le soleil disparaisse, ce qui complexifie grandement le tournage. De plus, on y voit les deux guerriers qui tirent profit de leur environnement, que ce soit en cachant la lumi\u00e8re avec leur silhouette ou en causant des reflets avec leur sabre. Faut-il rappeler encore une fois que plusieurs des \u00e9l\u00e9ments de ce duel ont \u00e9t\u00e9 repris dans <em>Kill Bill<\/em>.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-full wp-image-2090\" src=\"https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2020\/04\/samurai-6.png\" alt=\"\" width=\"1024\" height=\"576\" srcset=\"https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2020\/04\/samurai-6.png 1024w, https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2020\/04\/samurai-6-300x169.png 300w, https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2020\/04\/samurai-6-150x84.png 150w, https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2020\/04\/samurai-6-768x432.png 768w, https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/wp-content\/uploads\/sites\/29\/2020\/04\/samurai-6-1536x864.png 1536w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/p>\n<p>Outre ce duel, l\u2019histoire prend une tournure dramatique pour l\u2019une des deux pr\u00e9tendantes de Musashi. Si leur trame n\u2019est encore une fois pas glorieuse \u2013 elles ne semblent vivre que pour lui \u2013 on a toutefois droit \u00e0 de beaux moments, notamment pour Akemi, qui peut exprimer toute la frustration qu\u2019elle vit en trahissant, en quelque sorte, Musashi. Le guerrier pourra-t-il r\u00e9sister \u00e0 l\u2019appel de l\u2019amour? L\u2019histoire nous dit que oui, mais le film ne serait pas un m\u00e9lodrame sans un soup\u00e7on de distorsion historique\u2026<\/p>\n<p>Que dire de plus sur cette trilogie, qui m\u2019a surpris autant par son visuel somme toute assez somptueux, et son histoire \u00e0 l\u2019eau de rose? Apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 d\u00e9\u00e7u d\u2019autres films comme <a href=\"https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/2020\/04\/10\/seven-samurai\/\"><em>Seven Samurai<\/em><\/a>, je ne savais pas trop \u00e0 quoi m\u2019attendre, mais j\u2019ai globalement bien appr\u00e9ci\u00e9 la <em>Samurai Trilogy<\/em>. Les interpr\u00e9tations ne sont pas surjou\u00e9es (comme c\u2019est le cas dans plusieurs <em>Jidai-geki<\/em>), et l\u2019histoire est prenante du d\u00e9but \u00e0 la fin. Certes, les histoires d\u2019amour nous semblent tir\u00e9es par les cheveux, mais elles ont tout de m\u00eame leur charme, ne serait-ce qu\u2019en raison des bonnes performances de Mifune, Yashigusa et Okada. Si on ne se trouve pas devant un <em>slasher <\/em>japonais, la trilogie propose tout de m\u00eame plusieurs belles sc\u00e8nes de combat, pour notre plus grand plaisir. C\u2019est un peu dommage de faire terminer l\u2019histoire avec le duel contre Sasaki (Musashi n\u2019avait que 29 ans \u00e0 cette \u00e9poque), puisqu\u2019il me semble qu\u2019il y aurait encore du mat\u00e9riel pour une autre trilogie. On comprend toutefois que cet \u00e9v\u00e9nement repr\u00e9sente une certaine finalit\u00e9 pour lui, puisqu\u2019il ne trouvera pas d\u2019autres guerriers aussi valeureux du reste de sa vie. Un \u00e9pilogue aurait \u00e9t\u00e9 fortuit, o\u00f9 on aurait pu le voir enseigner ses pr\u00e9ceptes ou r\u00e9diger son fameux livre. Quoi qu\u2019il en soit, cela m\u2019aura permis d\u2019en apprendre un peu plus sur le c\u00e9l\u00e8bre samurai (r\u00e9f\u00e9renc\u00e9 dans la saison 2 de <em>Westworld<\/em>, notamment), et m\u2019a franchement donn\u00e9 envie de voir d\u2019autres films de ce genre. Certains seront rebut\u00e9s par son aspect m\u00e9lodramatique, mais la trilogie demeure \u00e0 mon avis l\u2019un des meilleurs <em>Jidai-geki <\/em>jamais fait!<\/p>\n<p><em>Fait partie de la <a href=\"https:\/\/historiamatica.ca\/cine-histoire\/collection-criterion\/\">Collection Criterion<\/a> (#16).<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Musashi Miyamoto. S\u2019il n\u2019y a qu\u2019un seul samurai que vous vous devez de conna\u00eetre, c\u2019est Musashi Miyamoto (ou seulement Musashi). 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